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NR décembre 2013

https://www.lanouvellerepublique.fr/actu/dialogues-avec-l-au-dela-rue-la-chapelle-du-pont

 

 

Enseignante à Issoudun, Nathalie Gayou signe un premier roman basé sur une expérience paranormale, vécue fin 2012, dans son jardin.

 

Au plus fort des événements qui ont changé sa vie, Nathalie Gayou n'en parlait à personne. Peur d'être mal jugée, prise pour une folle. Très cartésienne, elle a longtemps continué à chercher une explication rationnelle à cette histoire. En vain. Elle a fini par accepter l'incroyable et à le raconter dans un roman de cent-vingt pages, qui vient d'être publié.

Le livre oscille entre la fiction et la réalité. Mais la trame de l'histoire, elle, est entièrement basée sur l'étonnante expérience vécue par cette enseignante issoldunoise, dans son jardin. Nathalie Gayou est propriétaire d'une belle bâtisse de la rue de la Chapelle-du-Pont depuis 2007. Pendant cinq ans, la vie s'y est écoulée paisiblement. Jusqu'à ce soir d'octobre 2012. « En descendant de ma voiture, j'ai entendu d'étranges respirations venant du jardin. Je n'y ai pas trop prêté attention. Mais, le lendemain, elles ont recommencé à la tombée de la nuit. On avait l'impression qu'elles nous encerclaient. J'essayais d'écouter car je pensais à un animal, mais je n'entendais rien bouger »,raconte l'auteur.
Le chien de la maison ressent aussi le phénomène. Complètement affolé, il refuse de se rendre au jardin, le soir venu. Intriguée, Nathalie Gayou poste un message sur Facebook pour demander l'avis de son réseau. « Une amie médium m'a parlé d'une possible présence paranormale. Je n'y croyais pas du tout. Elle est donc venue un soir. »A l'écoute de ces « respirations », la medium dit « ressentir des messages de grande tristesse et aussi de colère. Puis elle s'est mise à écrire sept noms sur une feuille, en écriture automatique. Selon elle, ces personnes étaient des âmes errantes qui demandaient à être libérées. On a essayé de le faire par une prière catholique qu'on a déclamée mais les respirations sont devenues encore plus fortes ».

" Ils étaient morts mais ne le savaient pas "

Nathalie se plonge alors dans l'histoire de sa maison. Elle découvre que sa propriété est construite à l'emplacement d'une ancienne chapelle des Templiers et de son cimetière. « La semaine suivante, la médium est revenue avec un de ses amis. Elle avait décidé d'offrir son corps et sa voix aux âmes errantes du jardin. On s'est retrouvé ainsi à dialoguer avec un certain Jean Valette qui disait être un vigneron d'Issoudun du XVIII esiècle, pendu pour avoir tué une dame qu'il venait de voler. Il ne savait pas qu'il était mort ni à quelle époque on était. Il pensait avoir été enfermé dans une cave et était sorti en voyant de la lumière. C'était troublant et terrifiant. Mon amie était devant nous. C'était son visage mais avec les traits de quelqu'un d'autre. »Après quelques incantations en latin, Jean Valette s'en ira. « La médium a eu un spasme puis est tombée endormie sur la table. »

Un vieux puits rouvert

Plus tard dans la soirée, un autre « esprit » sera « convoqué » par la médium. Il dit s'appeler Simon Jacquet, capitaine d'armée venu de Rennes, enfermé puis pendu pendant la révolte du grain, à Issoudun, avant la Révolution. « Lui aussi pensait être toujours vivant. Il nous demandait de prévenir Louis XVI qu'il était retenu dans la prison du Beffroi à Issoudun. Il était très violent. Là encore, les incantations en latin l'ont apaisé et il est parti. »La séance s'est arrêtée là.
Les soirs suivants, les respirations étaient toujours présentes dans le jardin mais « moins agressives et de moins en moins perceptibles. Au bout de quelques jours, elles ont disparu. Tout est redevenu normal ». Selon la médium, « les âmes restantes ont suivi le chemin ouvert par Jean Valette et Simon Jacquet ». Quant à savoir comment toute cette histoire est arrivée, le mystère demeure. « Ces personnes étaient décédées d'une mort violente mais ne le savaient pas. Elles se pensaient enfermées et ont dit être sorties après avoir vu de la lumière. Or, juste avant que tout ça ne commence, mon fils avait ouvert un vieux puits situé au beau milieu du jardin auquel on ne s'était jamais intéressé jusqu'alors. On pense que c'est ce qui les a libérées. »Depuis, le puits a été refermé avec d'épaisses poutres en bois.

 
Martine Roy
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