Mourir

Le moment viendra où il nous faudra bien

Laisser ici ceux qu’on aime à l’infini,

Sans un adieu, sans un au-revoir, ainsi

Tirer sa révérence, détacher les liens,

Qui nous attachent à la vie, cette vie-là,

D’une vie écrire le dernier alinéa.

 

S’envoler tel un oiseau, l’âme légère,

Rejoindre les cieux, sans aucun anathème,

Enfin libres, sans entrave, seul avec nous-mêmes,

Enfin débarrassés de toutes ces guerres

Se laisser porter dans les airs bleus azurs

Partir léger vers de nouvelles aventures.

 

Rejoindre l’éclatante et divine lumière,

se débarrasser de ce corps, de ces os,

Que nous avons portés tel un sacerdoce

Et puis partir dans une dernière prière

Revoir les êtres aimés déjà partis

Qui ont partagé un peu de notre vie.

 

De la mort pouvoir faire une autre lecture

Oublier la putréfaction, le néant,

Le froid, la nuit, les ténèbres, l’absence, le temps

D’une autre vie réinventer l’écriture,

Et s’abandonner dans l’Amour éternel

Sans corps prendre vie, devenir immortel.

@tous droits réservés, Juin 2014